APF infos nationales - Page 6

  • Nantes va même plus loin que la capitale. L’obligation d’accessibilité de 100 % des logements dans les immeubles neufs concernera aussi bien le parc social que le privé dans sa grande partie.

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    Nantes Métropole a décidé que tous les logements dans les nouveaux immeubles continueraient à être accessibles. Même si le Parlement adopte la loi Élan. Dans le parc social mais aussi le privé construit dans les zones d’aménagement concertées.

    Le mouvement va-t-il faire tâche d’huile ? Après Paris, Nantes Métropole vient d’annoncer qu’elle maintiendra l’objectif de 100 % de logements accessibles. Cette décision fait suite à l’adoption par l’Assemblée nationale, début juin, du projet de loi Élan. Son article 18 vise à abaisser de 100 à 10 % le quota d’appartements accessibles dans les immeubles neufs.

    Imposer ses règles aux promoteurs

    Nantes va même plus loin que la capitale. Comme l’expliquait sur Faire-face.fr l’adjoint parisien en charge du handicap, l’obligation d’accessibilité de 100 % des logements ne s’appliquera qu’aux logements sociaux. Dans la métropole nantaise, en revanche, elle concernera aussi bien le parc social que le privé. Ou du moins, pour ce dernier, celui situé « dans les projets urbains sous maîtrise publique », qui concentre 60 % des quelque 6 à 8 000 logements neufs construits chaque année.

    C’est notamment le cas dans les zones d’aménagement concertées. Dans ces Zac, la mairie contrôle le programme d’urbanisation. Cela lui permet ainsi d’imposer ses règles aux promoteurs immobiliers. Pour les autres immeubles privés, « Nantes Métropole sollicitera la Fédération de la promotion immobilière (FPI) pour que l’objectif de 100 % de logements accessibles soit maintenu », explique Johanna Rolland, maire de Nantes, présidente de Nantes Métropole.

    10 % de logements adaptés dans les 100 % accessibles

    « Et parmi ces 100 % de logements accessibles, 10 % devront être adaptés aux personnes à mobilité réduite », précise, à Faire-face.fr, Pascal Pras, le vice-président de Nantes Métropole en charge de l’habitat et de l’urbanisme.

    Selon la réglementation, un appartement est dit accessible lorsqu’il est possible de se rendre au séjour, à la cuisine, à une chambre, à la salle de bains et aux toilettes. « Dans les appartements adaptés, les personnes en fauteuil roulant, par exemple, pourront accéder à toutes les pièces ainsi qu’à la terrasse », précise-t-il.

    « Un recul historique. »

    Ces mesures figurent dans le programme local de l’habitat 2019-2015. Le Conseil métropolitain l’a adopté vendredi 22 juin. « Le projet de loi constitue un recul historique pour l’accès au logement des personnes en situation de handicap », justifie Johanna Rolland.

    De plus, la capitale de l’Ouest a toujours fait partie des bons élèves de l’accessibilité en France. Elle a figuré, à trois reprises, à la première place du baromètre de l’accessibilité d’APF France handicap. Un modèle à suivre.

    https://www.faire-face.fr/2018/06/26/nantes-logements-accessibles/

  • Adoption du Projet Associatif "Pouvoir d'agir, pouvoir choisir" au Congrès de Montpellier 2018

    "Pouvoir d'agir, pouvoir choisir", le nouveau projet associatif succède officiellement à "Bouger les lignes ! Pour une société inclusive". Retour en chiffres sur ce moment essentiel pour la vie de notre association.

    Les adhérents ont adopté le projet associatif à une large majorité (96,89%). Ce texte qui sera le document phare de l'association jusqu'en 2023, nous invite nous, acteurs d’APF France handicap, nos structures, mais aussi tous ceux – partenaires, associations, citoyens engagés – qui partagent nos combats, à nous mobiliser autour de cinq axes stratégiques :

    • Rendre les droits effectifs
    • Etre acteur d’une société inclusive et solidaire
    • S’engager pour l’autonomie et l’autodétermination des personnes
    • Construire ensemble pour être plus forts
    • Renforcer notre dynamique participative

    Ces cinq axes, tous liés les uns aux autres, agissent ensemble et ont été co-construits par les acteurs de l’association.

  • « Un handicapé ne peut pas avoir accès à tout. »

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    Mercredi 6 juin, le journaliste chroniqueur Guillaume Meurice revenait sur le vote de la loi Élan. En interrogeant notamment trois députés sur ce passage de 100 % à 10 % de logements accessibles dans les immeubles neufs. Et sur les conséquences pour les personnes en situation de handicap. 

    Pas de bras, pas de toit”, “pas de jambes, pas de chambre”. Formules choc que celles de Guillaume Meurice dans son billet d’humeur/humour hier sur France Inter. Une façon de résumer l’article 18 de la loi Élan sur le logement. Les députés l’ont voté le même jour, approuvant ainsi le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles dans les immeubles neufs.

    « On n’a jamais vu un immeuble avec 100 % d’handicapés. »

    Guillaume Meurice est allé à l’Assemblée nationale pour en interroger quelques-uns. Propos. Gilles Carrez, LR, juge qu’« il ne faut pas être intégristes ni dans un sens ni dans l’autre ». Philippe Vigier, UDI, répond pour sa part qu’« on n’a jamais vu un immeuble où il y a 100 % d’handicapés ».

    Et lorsque l’humoriste lui fait remarquer qu’avec la nouvelle loi une personne en situation de handicap ne pourra pas rendre visite à un ami valide, la réponse est au mieux déconcertante au pire discriminante. « Malheureusement un handicapé ne peut pas avoir accès à tout. »