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  • Stephen Hawking a rejoint l’univers

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    L’astrophysicien britannique Stephen Hawking est mort ce mercredi 14 mars. L’homme au corps empêché, à cause de la maladie de Charcot, et à l’esprit brillant est salué dans toute la presse. L’occasion de remettre en lumière le parcours d’un scientifique d’exception, spécialiste des trous noirs.

    Il était l’homme en fauteuil roulant le plus célèbre du monde. Sans doute autant que le président américain F.D Roosevelt pour les générations de la Seconde guerre mondiale et de l’après-guerre. Il était aussi très certainement le scientifique contemporain le plus connu sur cette planète. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking est mort ce mercredi 14 mars à 76 ans. Les médecins lui avaient pourtant prédit à peine quelques années de vie quand, à 21 ans, ils diagnostiquent une sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot. Une pathologie neurodégénérative et incurable. Toute la presse se fait l’écho de cette disparition.

    Percer le mystère des trous noirs

    Ainsi, lemonde.fr retrace le parcours de celui qui a consacré sa vie à percer les secrets de l’univers. À vouloir : « Comprendre complètement l’Univers, pourquoi il est comme il est et pourquoi il existe. » Et tout particulièrement le mystère des trous noirs. Dans les années 70, Stephen Hawking développe l’idée que ces derniers ne se contentent pas d’absorber toute matière et lumière passant près d’eux mais émettent aussi un rayonnement, le « rayonnement Hawking ».

    À 32 ans, il devient le plus jeune membre de la Royal Society, l’équivalent britannique de l’Académie des sciences, rappelle lemonde.fr. Le scientifique multipliera les conférences, il jouera même son propre rôle dans des séries, comme Star Trek et chantera de cette voix synthétique transmise par sa synthèse vocale, aux côtés de U2 ou des Pink Floyd.

    « La superstar de la physique. »

    Sur lefigaro.fr, Stephen Hawking est qualifié de “superstar de la physique”. Le quotidien en ligne met en avant, entre autres, le parcours universitaire prestigieux d’un jeune garçon pourtant moyen à l’école. Mais aussi la terrible révélation de la maladie.

    Rappelant également que c’est son livre Brève histoire du temps, paru en 1988, qui va le faire connaître dans le monde entier. Cette ouvrage de vulgarisation sur la cosmologie a été vendu à plus de neuf millions d’exemplaires. Comme un clin d’œil à ce titre, le biopic du britannique James Marsch, Une Merveilleuse Histoire du temps, sorti en 2015, retraçait, lui, son histoire personnelle.

    Une émission spéciale Hawking sur France Inter

    franceinter.fr parle d’un “géant de la science” et propose de réécouter une émission de 2013 qui lui avait été consacrée. Et aujourd’hui, à 14h04, Mathieu Vidard dans La tête au carré lui consacrera une émission spéciale.

    Stephen Hawking, un corps figé, un esprit à la vitesse de la lumière. Valérie Di Chiappari

  • Jeux paralympiques de Pyeongchang : le bilan éclatant des Bleus, avec 20 médailles !

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    Avant de quitter ces Jeux paralympiques de Pyeongchang, les athlètes français ont remporté deux nouvelles médailles d'or, concluant ainsi une très belle édition.

    Pour la quatrième fois à elle seule, Marie Bochet a fait résonner La Marseillaise à Pyeongchang. La Savoyarde a décroché sa quatrième médaille d’or, dimanche matin lors de ces Jeux paralympiques, égalant son record de Sotchi. 

    "Je finis ces Jeux de la plus belle des manières". À seulement 24 ans, Marie Bochet compte huit titres olympiques, et 78 victoires en Coupe du monde. Cette championne hors norme est née avec une malformation du bras gauche. Un seul bâton pour dévaler les pistes, une prothèse pour écarter les portes, et quelques larmes de joie à la descente du podium. "Beaucoup, beaucoup d’émotions. Je finis ces Jeux de la plus belle des manières. J’ai vraiment rempli tout ce que je voulais remplir dans ma carrière, et maintenant, ce n’est que du bonus. C'est vraiment chouette !"

    La France a obtenu un autre titre dimanche à Pyeongchang, grâce au relais 4 x 2,5 km open messieurs, composé de Benjamin Daviet, Anthony Chalencon et Thomas Clarion.

    "On s'était beaucoup mis la pression". Le bilan tricolore de ces Jeux est exceptionnel : 20 médailles (7 d'or, 8 d'argent, 5 de bronze), soit 8 de plus qu'à Sotchi. La France termine au quatrième rang dans le classement des nations. "Contrat rempli", lâche avec soulagement Christian Février, le DTN de la Fédération française handisport. "On s’était beaucoup mis la pression. C’est en train de relâcher, et on va en profiter. J’avais encore plein de messages sur mon téléphone cette nuit de gens qui nous félicitaient des résultats. Ce qui a changé, c’est qu’on ne parle plus de personnes en situation de handicap, mais de sportifs"

    Les sportifs sont en train de converger vers le stade olympique de PyeongChang pour participer à la cérémonie de clôture, à partir de midi heure Française. Avec cinq médailles autour du cou, dont trois en or, c'est le biathlète Benjamin Daviet qui sera le porte-drapeau de la délégation française. À Pyeongchang, l'équipe de France était composée de douze athlètes et trois guides.

     

    Le bilan complet des médailles françaises

    Médailles d'or : Benjamin Daviet (biathlon sprint 7,5 km debout, biathlon 12,5 km), Marie Bochet (descente, super-G, slalom géant, slalom), Benjamin Daviet, Anthony Chalencon et Thomas Clarion (relais 4 x 2,5 km open messieurs)

    Médailles d'argent : Frédéric François (super-combiné assis), Arthur Bauchet (super-G, slalom catégorie debout, super combiné debout, descente debout), Benjamin Daviet (ski de fond 20 km, biathlon 15 km debout), Cécile Hernandez (baked slalom)

    Médailles de bronze : Frédéric François (super-G assis, slalom catégorie assis), Anthony Chalençon et son guide Simon Valverde (biathlon 15 km malvoyant), Cécile Hernandez (snowboard cross), Thomas Clarion et son guide Antoine Bollet (ski de fond 20 km)

  • Parcoursup : les lycéens handicapés oubliés ?

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    La nouvelle plateforme d'admission post-bac ne possède pas de procédure spécifique permettant aux lycéens en situation de handicap de préciser leur situation.

    Près de 888.000 candidats se sont inscrits sur la plateforme d'admission post-bac Parcoursup, qui a remplacé APB, dont les inscriptions ont été clôturées le 13 mars. Jusqu'à présent, plusieurs académies organisaient des commissions pour examiner examinés les souhaits d'orientation des élèves handicapés, qui bénéficiaient d'un traitement personnalisé.

    Or, cette année ces derniers ont eu la surprise de ne pas retrouver la "case" spécifique pour préciser leur situation, rapporte Le Parisien samedi 17 mars.

    Une véritable "régression" pour les associations, que les responsables syndicaux attribuent à "la précipitation dans laquelle a été conduite la réforme", souligne Hervé Christofol, porte-parole du syndicat des enseignants du supérieur, le Snesup. "Certains ont fait leur lycée en quatre ou cinq ans, ou n'ont pas eu de notes pendant des mois à cause d'hospitalisations multiples : comment cela va-t-il être analysé, s'ils ne peuvent pas l'expliquer ?", s'alarme dans les colonnes du quotidien Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation à l'association des paralysés de France (APF).

    La "réponse" de Parcoursup

    L'APF a déjà écrit plusieurs courriers au gouvernement pour s'offusquer de cette situation, sans réponse pour le moment. Néanmoins, un message a été posté sur le compte Twitter certifié Parcoursup samedi matin, après publication de l'article du Parisien, appelant les lycéens en situation de handicap à bien préciser leurs besoins spécifiques avant de confirmer leur dossier le 31 mars.

    "Dans l'ancien système APB, 5 académies seulement avaient un dispositif spécifique pour prendre en compte la situation de lycéens ou étudiants en réorientation qui souhaitaient s'inscrire dans une formation de 1er cycle. Dans les 25 autres académies, c'est-à-dire pour l'essentiel du territoire, rien n'était prévu de particulier", peut-on lire dans la catégorie "Les questions fréquentes" du site de Parcoursup, dont le lien a été mis en avant sur le réseau social.

    "Les candidats en situation de handicap, lycéens ou étudiants en réorientation inscrits sur Parcoursup, peuvent, s'ils le souhaitent, faire figurer dans les rubriques 'projet de formation motivé' ou 'Éléments liés à ma scolarité' du dossier Parcoursup, tous les éléments qui leur paraissent utiles et notamment des particularités liées à leur scolarité, à leur projet de formation ou encore apporter des éléments d'information sur leur handicap", est-il notamment précisé sur ce site.

    Une solution qui ne satisfait pas Bénédicte Kail. "Ceux qui choisissent de préciser qu'ils sont handicapés, comment être sûr que cette mention ne va pas aboutir à des discriminations cachées ?", s'interroge-t-elle.