APF infos nationales - Page 9

  • Parcoursup : les lycéens handicapés oubliés ?

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    La nouvelle plateforme d'admission post-bac ne possède pas de procédure spécifique permettant aux lycéens en situation de handicap de préciser leur situation.

    Près de 888.000 candidats se sont inscrits sur la plateforme d'admission post-bac Parcoursup, qui a remplacé APB, dont les inscriptions ont été clôturées le 13 mars. Jusqu'à présent, plusieurs académies organisaient des commissions pour examiner examinés les souhaits d'orientation des élèves handicapés, qui bénéficiaient d'un traitement personnalisé.

    Or, cette année ces derniers ont eu la surprise de ne pas retrouver la "case" spécifique pour préciser leur situation, rapporte Le Parisien samedi 17 mars.

    Une véritable "régression" pour les associations, que les responsables syndicaux attribuent à "la précipitation dans laquelle a été conduite la réforme", souligne Hervé Christofol, porte-parole du syndicat des enseignants du supérieur, le Snesup. "Certains ont fait leur lycée en quatre ou cinq ans, ou n'ont pas eu de notes pendant des mois à cause d'hospitalisations multiples : comment cela va-t-il être analysé, s'ils ne peuvent pas l'expliquer ?", s'alarme dans les colonnes du quotidien Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation à l'association des paralysés de France (APF).

    La "réponse" de Parcoursup

    L'APF a déjà écrit plusieurs courriers au gouvernement pour s'offusquer de cette situation, sans réponse pour le moment. Néanmoins, un message a été posté sur le compte Twitter certifié Parcoursup samedi matin, après publication de l'article du Parisien, appelant les lycéens en situation de handicap à bien préciser leurs besoins spécifiques avant de confirmer leur dossier le 31 mars.

    "Dans l'ancien système APB, 5 académies seulement avaient un dispositif spécifique pour prendre en compte la situation de lycéens ou étudiants en réorientation qui souhaitaient s'inscrire dans une formation de 1er cycle. Dans les 25 autres académies, c'est-à-dire pour l'essentiel du territoire, rien n'était prévu de particulier", peut-on lire dans la catégorie "Les questions fréquentes" du site de Parcoursup, dont le lien a été mis en avant sur le réseau social.

    "Les candidats en situation de handicap, lycéens ou étudiants en réorientation inscrits sur Parcoursup, peuvent, s'ils le souhaitent, faire figurer dans les rubriques 'projet de formation motivé' ou 'Éléments liés à ma scolarité' du dossier Parcoursup, tous les éléments qui leur paraissent utiles et notamment des particularités liées à leur scolarité, à leur projet de formation ou encore apporter des éléments d'information sur leur handicap", est-il notamment précisé sur ce site.

    Une solution qui ne satisfait pas Bénédicte Kail. "Ceux qui choisissent de préciser qu'ils sont handicapés, comment être sûr que cette mention ne va pas aboutir à des discriminations cachées ?", s'interroge-t-elle.

  • Quand le Street Art embellit les places réservées aux personnes handicapées !

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    Depuis le mois de décembre dans le Tarn, des “zelliges”, formes inspirées des mosaïques arabo-andalouses, apparaissent sur des emplacements réservés aux personnes handicapées. Avec ses peintures au sol éphémères, Fouzia souhaite redonner de la visibilité à ces places.

    L’art peut être beau et utile, avoir une vocation esthétique et sociale. Avec Zellipark, c’est ce que démontre Fouzia. À Alban, dans le Tarn, cette ancienne éducatrice en foyer de vie auprès de personnes en situation de handicap a longtemps mûri son projet artistique. Il constitue l’expression pacifique d’une colère jusqu’ici contenue.

    L’art pour changer les regards

    Fouzia réalise ses zelliges avec de la peinture au sol temporaire et des pochoirs qu’elle crée. © DR

    « Dans mon travail, je conduisais des personnes à mobilité réduite. Il n’était pas rare que les places réservées soient déjà prises par des automobilistes valides. Cela nous mettait en difficulté. Les gens ne mesurent pas les conséquences pour les personnes handicapées ni à quel point sortir en ville est déjà, sans cela, un parcours du combattant. »

    Comment en finir avec ces incivilités ? Comment apporter un changement de regard de façon agréable ? À ces questions, l’éducatrice qui utilise déjà l’art comme un outil dans son travail, trouve une réponse avec le street art. Sa démarche rappelle celle de MC Solaire à Chalon-sur-Saône.

    Un projet artistique et social

    Les arabesques à la craie de Jordan Saget, sur les trottoirs parisiens, l’inspire. Elle, la franco-algérienne, imagine des “zelliges”. Ces faïences colorées, aux formes géométriques, ornent les fontaines et les murs des pays du Maghreb.

    Dans sa commune d’Alban, Fouzia en a peint avec ses pochoirs sur trois emplacements réservés aux PMR. Avec l’accord de sa mairie : « La loi n’empêche pas d’embellir ces places tant qu’on ne touche pas au logo. Mais je travaille avec l’accord des collectivités pour que le projet soit constructif. »

    À Albi, la délégation APF l’a sollicitée pour orner deux autres places de stationnement. Fouzia espère ainsi voir ses “Zelliparks” essaimer partout en France. « Mon objectif est de sensibiliser un maximum de personnes, en associant des publics différents (enfants, personnes âgées…) à la création des zelliges.»

    Impliquer les personnes handicapées

    L’artiste souhaite intervenir lors de festivals urbains, auprès de grandes enseignes commerciales, au sein d’établissements médico-sociaux… « J’aimerais aussi que des personnes handicapées elles-mêmes puissent porter ce message, en prenant la bombe à peinture. »

    Ces motifs peints au sol s’estompent au bout de deux mois. Mais des commerçants lui ont demandé de décorer les places PMR jouxtant leur boutique de façon définitive. Et, pour faire vivre son projet dans le temps, Fouzia a une autre idée.

    Elle pourrait le confier, à terme, à un Ésat. Des salariés en situation de handicap poursuivraient ainsi, à leur tour, l’œuvre des Zelliparks : transformer un espace goudronné en support artistique pour rappeler, à tous, l’importance de ces places réservées

     

  • Carte Mobilité Inclusion

    Carte mobilité inclusion (CMI)

    La carte mobilité inclusion (CMI) a pour but de faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de perte d'autonomie. Elle est accordée sous conditions et permet de bénéficier de certains droits notamment dans les transports. Elle remplace progressivement depuis le 1er janvier 2017 les cartes d'invalidité, de priorité et de stationnement. La CMI n'est pas délivrée aux invalides de guerre qui conservent le bénéfice de la carte de stationnement.